Panneaux solaires et assurance habitation : déclarer, couvrir, revendre.

Le toit est équipé, l'onduleur clignote, le compteur tourne dans le bon sens. Reste une question que l'installateur évoque rarement : qu'en pense votre assureur ? Déclaration, garanties, attestation pour la revente à EDF OA, malfaçons : on fait le tour, sans zone d'ombre.

L'essentiel en 30 secondes
  • Des panneaux posés en toiture font partie du bâti : ils doivent être déclarés à votre assureur. Sans déclaration, l'indemnité peut être réduite (article L113-9 du Code des assurances), voire compromise.
  • Une fois l'installation déclarée et acceptée, elle peut être couverte contre l'incendie, la tempête, la grêle ou la neige — mais tous les contrats ne traitent pas le photovoltaïque de la même façon : option, avenant, plafond spécifique. Exigez l'écrit. L'onduleur, lui, relève de la garantie dommages électriques : vérifiez qu'elle figure au contrat.
  • Pour la revente du surplus, le contrat d'achat impose d'être assuré en responsabilité civile ; une attestation visant les panneaux peut être réclamée, selon la puissance et l'acheteur.
  • La MRH ne couvre ni la perte de production, ni les pannes hors événement garanti : c'est le terrain des garanties légales de l'installateur, des garanties constructeur et du contrat de maintenance.
  • Les infiltrations après la pose relèvent de la décennale de l'installateur — le contentieux classique du photovoltaïque résidentiel, surtout en pose intégrée.

Faut-il déclarer ses panneaux solaires à son assureur ?

Oui, systématiquement : des panneaux posés en toiture deviennent un élément du bâti et modifient le risque que votre assureur a accepté de couvrir. L'obligation figure à l'article L113-2 3° du Code des assurances : les circonstances nouvelles qui aggravent le risque ou en créent de nouveaux doivent être déclarées dans un délai de 15 jours à compter du moment où vous en avez connaissance. Autrement dit, on n'attend pas la fin du chantier : le mieux reste d'annoncer le projet dès le devis, pour que les panneaux entrent noir sur blanc dans les biens assurés.

Pourquoi tant d'insistance ? Prenons un cas chiffré. Votre cotisation est de 320 € par an ; déclarée, l'installation l'aurait portée à 400 €. La grêle emporte la toiture, dommages estimés à 18 000 €. Si l'omission est de bonne foi, l'article L113-9 autorise l'assureur à ne régler que 80 % de la somme — le rapport entre ce que vous avez versé et ce que vous auriez dû verser. Soit 3 600 € à votre charge, panneaux compris, sans que l'assureur ait quoi que ce soit à vous reprocher d'autre qu'un oubli. Et s'il démontre une dissimulation intentionnelle, l'article L113-8 va jusqu'à la nullité du contrat : plus de garantie du tout. À nuancer sur un point : depuis un arrêt de la chambre mixte de la Cour de cassation du 7 février 2014, ces sanctions ne peuvent être opposées qu'au regard des questions précises que l'assureur vous a posées.

La déclaration tient en peu de lignes, mais elle doit être écrite : lettre recommandée ou e-mail conservé, accusé de réception à l'appui — le jour du sinistre, c'est à vous qu'il reviendra de prouver qu'elle a bien été faite. Décrivez l'installation : puissance en kWc, nombre de panneaux, pose intégrée ou en surimposition, valeur de l'équipement, autoconsommation seule ou avec revente. L'assureur ajuste le contrat, parfois la cotisation, et vous renvoie des conditions à jour. Installation au sol ou sur pergola ? Signalez-le expressément : certains contrats traitent différemment les équipements non fixés au bâtiment principal.

Vous venez d'emménager avec des panneaux déjà en place ? La règle vaut aussi pour vous : mentionnez l'installation dès la souscription de votre assurance habitation. Un questionnaire rempli trop vite se paie le jour du sinistre, pas avant.

Quels sinistres votre MRH couvre-t-elle sur les panneaux ?

Une fois l'installation déclarée et acceptée par l'assureur, les panneaux peuvent suivre le sort de la toiture : incendie, tempête, grêle, poids de la neige relèvent alors des garanties classiques de la multirisque habitation. Attention : tous les contrats ne couvrent pas le photovoltaïque de la même façon. Certains l'intègrent d'office au bâti, d'autres exigent une option ou un avenant, d'autres encore appliquent un plafond spécifique — souvent exprimé en pourcentage du capital bâtiment —, voire excluent les installations au-delà d'une certaine puissance ou destinées à la revente totale.

Autrement dit, la déclaration ne vaut pas garantie. Après votre déclaration, l'assureur peut accepter le risque tel quel, l'accepter moyennant une cotisation majorée, ou refuser de le garantir — l'article L113-4 du Code des assurances organise ces trois issues. Ne restez pas dans le flou : exigez la confirmation écrite que les panneaux figurent aux biens assurés, avec leur plafond. L'onduleur, lui, est surtout exposé à la foudre et aux surtensions : c'est la garantie dommages électriques qui prend le relais — si votre contrat la comporte : souvent incluse, elle reste en option dans certaines formules. Vérifiez sa présence et son plafond.

Dans le détail :

  • Incendie : un départ de feu — qu'il vienne de l'installation elle-même ou d'ailleurs — endommage les panneaux : la garantie incendie du contrat s'applique, comme pour n'importe quel élément du bâti.
  • Tempête, grêle, neige : panneaux arrachés par le vent, verre étoilé par les grêlons : c'est l'événement climatique type, couvert selon les conditions du contrat — souvent avec un seuil de vent ou des dommages constatés aux alentours.
  • Catastrophes naturelles : si un arrêté est publié pour votre commune, la garantie cat nat s'applique, avec la franchise légale — actuellement 380 € pour les biens à usage d'habitation (1 520 € pour les dommages liés à la sécheresse-réhydratation des sols). À ne pas confondre avec la ligne précédente : tempête, grêle et poids de la neige sont exclus du régime des catastrophes naturelles, aucun arrêté ne sera publié pour ces événements. Le détail est dans notre guide de l'indemnisation en catastrophe naturelle.
  • Dommages électriques : la foudre qui grille l'onduleur, la surtension qui met le coffret hors service : c'est le même mécanisme que pour votre électroménager, détaillé dans notre guide des dégâts électriques en assurance habitation. Vérifiez le plafond de cette garantie : sur une installation résidentielle, un onduleur représente à lui seul entre 800 et 2 500 € environ, davantage avec des micro-onduleurs — le poste le plus cher à remplacer après les panneaux eux-mêmes.
  • Responsabilité civile : un panneau mal fixé se détache, blesse un passant ou abîme la voiture du voisin ? Votre responsabilité civile de propriétaire d'immeuble — comprise dans les MRH de propriétaire occupant, à vérifier dans une formule locataire ou dans un contrat propriétaire non occupant — indemnise la victime. Deux fondements se croisent ici : la responsabilité du fait des choses (article 1242 alinéa 1 du Code civil) et, pour la chute d'un élément du bâtiment, la responsabilité du propriétaire pour ruine d'un ouvrage (article 1244). Même logique que celle que nous décortiquons dans RC vie privée : c'est quoi ?
Prise en charge des sinistres touchant une installation photovoltaïque
ÉvénementQui couvre ?Le point à vérifier
Incendie, explosionMRH — garantie incendiePanneaux bien intégrés à la valeur assurée du bâti.
Tempête, grêle, neigeMRH — garantie événements climatiquesSeuils de déclenchement et franchise au contrat. Hors régime cat nat.
Catastrophe naturelle (inondation, sécheresse, séisme, arrêté publié)MRH — garantie cat natFranchise légale de 380 € en habitation (1 520 € en sécheresse).
Foudre, surtension sur l'onduleurMRH — dommages électriquesPrésence de la garantie au contrat, plafond et vétusté.
Panneau qui se détache et blesse un tiersMRH — responsabilité civileRC de propriétaire d'immeuble bien présente au contrat.
Panne d'onduleur sans événement extérieurGaranties légales de l'installateur (1 et 2 ans) puis garantie constructeur / maintenanceDate de réception des travaux, durée des garanties fabricant, contrat d'entretien.
Perte de production ou de revenusNon couvert par la MRHExtension ou contrat spécifique si l'enjeu le justifie.
Infiltration due à la poseDécennale de l'installateurAttestation décennale datée d'avant l'ouverture du chantier.

Revente du surplus à EDF OA : quelle attestation d'assurance ?

Le contrat d'achat conclu avec l'acheteur obligé impose au producteur d'être assuré en responsabilité civile pour son installation, et une attestation visant expressément le photovoltaïque peut vous être réclamée — l'exigence varie selon la puissance et selon l'acheteur. Le raccordement au réseau et l'attestation de conformité du Consuel, eux, ne demandent pas d'attestation d'assurance : c'est bien la relation commerciale avec l'acheteur qui la fait naître.

Le parcours reste balisé : demande de raccordement au gestionnaire de réseau, attestation de conformité visée par le Consuel, puis contrat d'achat pour le surplus injecté. L'acheteur obligé n'est d'ailleurs pas forcément EDF OA : selon votre commune, ce peut être une entreprise locale de distribution, ou un organisme agréé par l'État. Lisez la clause « assurances » de votre contrat d'achat : sur une installation résidentielle en surplus, elle se satisfait souvent d'une déclaration d'être assuré, sans production de document.

Quand une attestation est bien réclamée, attention au détail qui bloque les dossiers : une attestation RC « générique » ne suffit pas toujours. Demandez à votre assureur un document mentionnant expressément l'installation photovoltaïque à l'adresse assurée. Si l'assureur refuse de la délivrer, c'est le signal que vos panneaux ne sont pas correctement intégrés au contrat — réglez ce point avant de signer quoi que ce soit avec l'acheteur.

Reste la question qui inquiète : « revendre de l'électricité, est-ce que cela fait de moi un professionnel ? » Pour une installation domestique posée sur votre propre toit, la revente du surplus ne vous transforme pas, dans la plupart des cas, en exploitant professionnel au sens de l'assurance : l'activité reste accessoire à l'usage d'habitation. Le point mérite néanmoins d'être confirmé par écrit avec votre assureur, surtout pour une installation de grande puissance : c'est une ligne, et elle vous évite tout débat le jour du sinistre.

Que ne couvre pas l'assurance habitation sur une installation solaire ?

Deux angles morts principaux : la perte de production — donc de revenus — et les pannes qui surviennent sans événement garanti. La MRH indemnise un bien endommagé par un événement listé au contrat ; elle ne garantit ni le rendement de vos panneaux, ni leur fiabilité dans le temps.

Premier angle mort : la perte d'exploitation. Vos panneaux sont détruits par la grêle, l'assureur les remplace — mais les semaines sans production et les revenus de revente envolés restent à votre charge. Certains assureurs proposent des extensions « perte de revenus photovoltaïques » ; sur une installation résidentielle classique, l'enjeu est souvent modeste, mais autant le savoir avant de compter sur cette rentrée d'argent.

Deuxième angle mort : la panne sèche. Un onduleur qui rend l'âme sans foudre ni surtension, un panneau dont le rendement s'effondre prématurément : aucun événement garanti, donc aucune indemnisation MRH.

Avant de vous tourner vers le fabricant, vérifiez les garanties légales que vous devez à votre installateur : la garantie de parfait achèvement couvre pendant un an tous les désordres signalés après réception (article 1792-6 du Code civil), et la garantie de bon fonctionnement couvre pendant deux ans les éléments d'équipement dissociables — un onduleur en fait typiquement partie (article 1792-3 du Code civil). Elles se cumulent avec les garanties commerciales du fabricant et, côté vendeur, avec la garantie légale de conformité. Vient ensuite le territoire des garanties constructeur — souvent longues sur les panneaux, plus courtes sur les onduleurs — et du contrat de maintenance proposé par l'installateur. Conservez factures, procès-verbal de réception et certificats : ce sont eux qui paient ce que l'assurance ne paie pas.

Le bon réflexe au moment du devis : demandez la durée exacte des garanties fabricant, produit par produit, et ce que couvre l'offre de maintenance. Un onduleur garanti longtemps vaut parfois mieux qu'une remise sur la pose.

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Infiltrations après la pose : qui paie les malfaçons ?

L'installateur, au titre de sa garantie décennale. Poser des panneaux, c'est percer, fixer, traverser une couverture : des travaux qui touchent au clos et au couvert. Si une malfaçon rend l'ouvrage impropre à sa destination — le cas typique étant l'infiltration qui apparaît aux premières pluies —, la responsabilité décennale du professionnel est engagée pendant dix ans à compter de la réception des travaux. À noter : la décennale vise les désordres qui affectent l'ouvrage lui-même (étanchéité, couverture). Un simple défaut du matériel posé en surimposition, sans atteinte au bâti, relève des garanties du fabricant et de la responsabilité contractuelle de l'installateur.

Le scénario est un grand classique du contentieux photovoltaïque : quelques mois après la pose, une auréole au plafond, puis une isolation détrempée. La cause ? Des fixations traversantes mal étanchées, des tuiles fissurées lors du chantier. Face à cela, deux fronts.

Votre assureur habitation d'abord : déclarez tout de même le sinistre, comme pour n'importe quel dégât des eaux. Il constatera les dommages et pourra, selon les termes de votre contrat, prendre en charge les conséquences — embellissements abîmés, mobilier détérioré. N'en attendez pas davantage : la plupart des multirisques habitation excluent les infiltrations par la toiture non consécutives à un événement garanti, ainsi que les dommages imputables à un défaut de conception, de pose ou de travaux. C'est très exactement l'hypothèse décrite ici.

L'installateur ensuite : le paiement de la reprise d'étanchéité relève de sa décennale, pas de votre MRH. Mettez-le en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, et déclarez le sinistre à son assureur décennale — ou à votre dommages-ouvrage si vous en avez souscrit une.

D'où un réflexe à avoir avant la signature du devis : exigez l'attestation d'assurance décennale de l'installateur, vérifiez qu'elle est valide à la date d'ouverture du chantier et qu'elle mentionne une activité couvrant la pose de panneaux photovoltaïques. Un professionnel sans décennale valable, c'est un chantier à fuir — notre article sur l'attestation décennale qui bloque un chantier détaille ce contrôle en pratique.

Un mot enfin sur la dommages-ouvrage, trop souvent présentée comme un confort réservé aux gros chantiers. Dès lors que les travaux relèvent de la garantie décennale — c'est le cas d'une pose qui touche à la couverture —, l'article L242-1 du Code des assurances impose au maître d'ouvrage, particulier compris, de la souscrire avant l'ouverture du chantier. Le particulier qui fait construire pour lui-même n'encourt pas la sanction pénale prévue à l'article L243-3, mais l'obligation demeure : s'il revend dans les dix ans, il doit mentionner l'absence de dommages-ouvrage dans l'acte et en répond envers l'acquéreur. Son intérêt ? Elle préfinance la réparation sans attendre qu'un tribunal départage les responsabilités.

Toiture louée à un exploitant tiers : qui assure quoi ?

C'est un cas à part : les panneaux ne vous appartiennent pas, c'est l'exploitant qui les assure — mais votre toit reste le vôtre, et votre assureur doit être informé. Dans ce montage, une société tierce loue votre toiture, y installe ses panneaux et exploite la production ; vous percevez un loyer ou une réfection de couverture.

La répartition des assurances découle du contrat qui vous lie — souvent un bail de longue durée. En principe : l'exploitant assure ses équipements et sa responsabilité, vous continuez d'assurer le bâtiment. Trois vérifications avant de signer : le contrat désigne clairement qui assure quoi — panneaux, toiture, dommages aux tiers ; l'exploitant justifie de ses propres assurances, décennale de son installateur comprise ; et votre assureur habitation est informé du montage, car un tiers qui exploite une centrale sur votre toit modifie le risque déclaré.

Les bons réflexes, de l'installation au sinistre

Tout se joue en quatre temps : avant la pose, à la mise en service, pendant la vie du contrat, et le jour du sinistre. Voici la feuille de route qui évite l'essentiel des mauvaises surprises.

  • Avant la pose : attestation décennale de l'installateur en main, garanties constructeur listées, et un écrit à votre assureur pour annoncer le projet. Vérifiez aussi les autorisations d'urbanisme : une déclaration préalable de travaux est requise pour toute pose en toiture sur un bâtiment existant ; en copropriété, ajoutez l'accord de l'assemblée générale, et en abords de monument historique ou en site patrimonial remarquable, votre déclaration préalable est soumise à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France — un avis conforme, sans lequel l'autorisation est refusée.
  • À la mise en service : déclaration écrite de l'installation à l'assureur, conditions particulières mises à jour et confirmant que les panneaux figurent aux biens assurés, et — si votre contrat d'achat l'exige — attestation RC visant expressément le photovoltaïque.
  • Pendant la vie du contrat : conservez factures, procès-verbal de réception et certificats de garantie ; signalez toute modification — extension de l'installation, ajout d'une batterie de stockage, passage à la revente totale — dans les 15 jours suivant le moment où vous en avez connaissance, comme l'impose l'article L113-2 3°. Notre guide de l'assurance habitation récapitule ces obligations de déclaration en cours de contrat.
  • Le jour du sinistre : photos avant toute intervention, mise en sécurité sans réparer définitivement, déclaration à votre assureur dans les délais du contrat — 5 jours ouvrés minimum dans le cas général, 2 jours ouvrés en cas de vol, et 30 jours à compter de la publication de l'arrêté en catastrophe naturelle (article L125-2 du Code des assurances, depuis la réforme entrée en vigueur en 2024) — puis devis de remise en état transmis pour accord.

Un dernier mot sur la valeur assurée : une installation ajoute plusieurs milliers d'euros à la valeur de votre bâti. Lors de la déclaration, vérifiez que les capitaux du contrat suivent.

Vos questions sur les panneaux solaires et l'assurance

Faut-il déclarer ses panneaux solaires à son assurance habitation ?

Oui. Posés en toiture, les panneaux font partie du bâti et modifient le risque assuré : l'article L113-2 3° du Code des assurances impose de déclarer ces circonstances nouvelles dans un délai de 15 jours à compter du moment où vous en avez connaissance. En cas d'omission non intentionnelle, l'article L113-9 du Code des assurances autorise l'assureur à réduire l'indemnité en proportion des primes payées ; une fausse déclaration intentionnelle peut aller jusqu'à la nullité du contrat.

La tempête et la grêle sont-elles couvertes sur des panneaux solaires ?

Oui, dès lors que les panneaux ont été déclarés et acceptés au contrat : c'est la garantie tempête-grêle-neige de la multirisque habitation qui joue, avec ses seuils de déclenchement, ses plafonds et sa franchise. À ne pas confondre avec le régime des catastrophes naturelles : tempête, grêle et neige en sont exclus, aucun arrêté cat nat n'est publié pour ces événements. Le régime cat nat concerne l'inondation, la coulée de boue, le séisme ou la sécheresse — voir notre guide de l'indemnisation en catastrophe naturelle.

Quelle attestation d'assurance fournir pour revendre son électricité (EDF OA) ?

Le contrat d'achat conclu avec l'acheteur obligé — EDF OA, mais aussi une entreprise locale de distribution ou un organisme agréé — impose au producteur d'être assuré en responsabilité civile pour son installation. Une attestation visant expressément le photovoltaïque peut vous être réclamée : l'exigence varie selon la puissance et selon l'acheteur, et se limite souvent à une déclaration sur l'honneur pour une petite installation en surplus. Le raccordement au réseau et l'attestation de conformité Consuel, eux, ne demandent pas d'attestation d'assurance.

Qui est responsable des infiltrations apparues après la pose de panneaux ?

Si l'infiltration vient d'une malfaçon de pose — fixations traversantes mal étanchées, tuiles fragilisées — c'est la responsabilité décennale de l'installateur qui est en jeu, pendant dix ans à compter de la réception des travaux. Déclarez tout de même le sinistre à votre assureur habitation : il constate les dommages et peut, selon les termes de votre contrat, prendre en charge les conséquences (embellissements, mobilier détérioré). Attention toutefois : la plupart des MRH excluent les infiltrations par la toiture et les dommages imputables à un défaut de pose. Le paiement de la reprise d'étanchéité relève, lui, de la décennale de l'installateur : mettez-le en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception et déclarez le sinistre à son assureur décennale, ou à votre dommages-ouvrage si vous en avez souscrit une.

La rédaction Clikassur
Des spécialistes de l'assurance qui écrivent comme ils assurent : sans jargon, sans détour. Relu et mis à jour le 1er août 2026.
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