Bail commercial : quelle assurance le locataire doit-il souscrire.

Le bailleur ou son gestionnaire vous réclame une attestation avant la remise des clés, et vous découvrez à l'article « Assurances » du bail une liste de garanties dont vous n'avez jamais entendu parler. Voici ce que la loi impose réellement, ce que le bail ajoute, ce que doit dire votre attestation — et ce qui se passe si vous signez sans.

L'essentiel en 30 secondes
  • Aucune loi n'oblige le locataire commercial à s'assurer en cette seule qualité. Le statut des baux commerciaux (articles L. 145-1 et suivants du code de commerce) est muet : c'est la clause d'assurance du bail qui crée l'obligation.
  • Le code civil, lui, ne vous laisse pas le choix : l'article 1732 vous rend responsable des dégradations survenues pendant votre jouissance sauf à prouver votre absence de faute, et l'article 1733 vous présume responsable de l'incendie, avec trois causes d'exonération seulement.
  • Ce qu'on vous réclame concrètement : une attestation mentionnant votre raison sociale, l'adresse exacte du local, l'activité déclarée, la période de validité et les garanties visées par le bail.
  • Signer sans : l'article L. 145-41 du code de commerce donne effet à la clause résolutoire un mois après un commandement demeuré infructueux, à condition que ce délai y soit mentionné à peine de nullité.
  • Le piège le plus cher n'est pas l'absence de contrat, c'est le contrat mal dimensionné : l'article L. 121-5 du code des assurances vous laisse « votre propre assureur pour l'excédent » si vos capitaux sont sous-déclarés — sauf si votre contrat déroge expressément à cette règle, ce que le texte autorise.

Le bail commercial rend-il l'assurance obligatoire pour le locataire ?

Non par la loi, oui par le contrat. Aucun texte du statut des baux commerciaux n'impose au locataire de s'assurer : l'obligation naît de la clause d'assurance insérée au bail, présente dans la quasi-totalité des baux. C'est la différence de fond avec le logement : l'article 7 g) de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 oblige le locataire d'une résidence principale à s'assurer « contre les risques dont il doit répondre en sa qualité de locataire » et à en justifier chaque année.

Les articles L. 145-1 et suivants du code de commerce encadrent la durée, le loyer, le renouvellement, les charges et la résiliation, sans créer d'obligation d'assurance : la question « suis-je obligé de m'assurer ? » se règle en ouvrant le bail à l'article « Assurances ».

Ce que le code civil met sur vos épaules, clause ou pas clause

Un bail muet ne vous protégerait pas davantage, parce que deux articles renversent la charge de la preuve à votre détriment. L'article 1732 du code civil dispose que le preneur « répond des dégradations ou des pertes qui arrivent pendant sa jouissance, à moins qu'il ne prouve qu'elles ont eu lieu sans sa faute ». L'article 1733 va plus loin pour l'incendie : le preneur en répond, à moins de prouver que le feu est arrivé par cas fortuit ou force majeure, par vice de construction, ou qu'il a été communiqué par une maison voisine. Trois portes de sortie, pas une de plus : un feu dont l'origine reste indéterminée reste juridiquement votre problème.

Exigez par ailleurs l'état des lieux : l'article L. 145-40-1 du code de commerce l'impose à la prise de possession comme à la restitution, et le bailleur qui n'a pas fait toutes diligences pour l'établir à l'entrée perd le bénéfice de l'article 1731 du code civil, selon lequel le preneur, à défaut d'état des lieux, est présumé avoir reçu les locaux en bon état de réparations locatives.

Certaines activités portent enfin leur propre obligation légale, indépendante du local — la responsabilité décennale des constructeurs (article L. 241-1 du code des assurances), traitée dans attestation décennale exigée, chantier bloqué —, qui s'ajoute à la clause du bail sans s'y substituer.

Que va exactement exiger la clause d'assurance de votre bail ?

Quatre exigences reviennent dans la quasi-totalité des baux commerciaux : assurer les risques locatifs, couvrir le recours des voisins et des tiers, garantir votre responsabilité civile d'exploitation, et remettre une attestation au bailleur à la signature puis chaque année. Beaucoup y ajoutent une renonciation réciproque à recours, certains la perte d'exploitation ou le bris de glace.

Les risques locatifs. Le socle : la garantie indemnise le bailleur des dommages causés au local loué par un incendie, une explosion ou un dégât des eaux. Elle répond exactement à la présomption des articles 1732 et 1733 du code civil, et ne couvre rien de ce qui vous appartient.

Le recours des voisins et des tiers. Le feu parti de votre réserve ne s'arrête pas à la cloison mitoyenne. Cette garantie prend en charge les dommages que le sinistre cause aux occupants voisins et aux tiers.

La responsabilité civile d'exploitation. Elle répare les dommages que vous, vos salariés ou vos locaux causez à autrui : un client qui glisse, une livraison qui abîme un mur. À ne pas confondre avec la responsabilité civile professionnelle, qui répond des fautes commises dans la prestation elle-même — frontière détaillée dans le guide de la RC Pro et, pour les indépendants, dans la RC Pro est-elle vraiment utile en freelance.

La renonciation réciproque à recours. Bailleur et preneur renoncent, pour eux et pour leurs assureurs, à tout recours l'un contre l'autre. La clause vise la subrogation de l'article L. 121-12 du code des assurances, qui permet à l'assureur ayant indemnisé de se retourner contre l'auteur du dommage.

À lire avant de signer : certains baux imposent des capitaux minimaux, une valeur à neuf sur les aménagements, ou la mention du bailleur comme bénéficiaire de l'indemnité. Relevez ces exigences avant de demander un tarif, pas après.

L'assurance du bailleur, que vous payez peut-être déjà

Beaucoup de baux prévoient que le bailleur assure l'immeuble et refacture la prime. C'est licite : cette prime ne figure pas parmi les charges que l'article R. 145-35 du code de commerce interdit d'imputer au preneur. Elle doit en revanche apparaître dans l'inventaire précis et limitatif des catégories de charges que l'article L. 145-40-2 impose de faire figurer au contrat de location, puis dans l'état récapitulatif annuel. Ne confondez pas payer et être couvert : cette police protège les murs, pas vos aménagements, votre matériel, votre stock ni votre responsabilité.

Justifier de l'assurance : quand, à qui, et sous quelle forme ?

La clause d'assurance fixe deux rendez-vous : la remise d'une attestation à la signature du bail ou à la remise des clés, puis sa production chaque année à la demande du bailleur, souvent accompagnée de la justification du paiement des primes. Le document est délivré par l'assureur ou son intermédiaire ; une déclaration sur l'honneur ne vaut rien, et un mail de votre courtier annonçant la souscription ne remplace pas l'attestation elle-même.

Un point souvent négligé : l'attestation informe, elle ne garantit pas. Elle fait présumer l'existence du contrat à sa date, sans prévaloir sur la police : exclusions, plafonds et franchises restent ceux des conditions particulières, repris ou non sur le document remis au gestionnaire.

Sur le fond, six mentions décident de l'acceptation du document : l'identité exacte de l'assuré, l'adresse du local, l'activité déclarée, la liste des garanties, les montants et la période de validité. Nous les détaillons ligne par ligne, avec ce que le gestionnaire vérifie et ce qui fait refuser, dans attestation d'assurance réclamée par votre bailleur : quoi fournir. Cet article-ci reste sur la question préalable : ce que le bail vous oblige à souscrire, et ce qu'il advient si vous ne le faites pas.

Deux délais méritent d'être posés dans votre agenda dès la signature : la date anniversaire à laquelle le bailleur peut réclamer l'attestation de l'exercice en cours, et la date d'échéance de votre propre contrat, dont dépend la période de validité imprimée sur le document. Une attestation de l'exercice précédent est le motif de refus le plus banal, et le plus facile à éviter.

Le réflexe qui débloque tout : envoyez la photo de l'article « Assurances » de votre bail en même temps que votre demande de devis. L'attestation sortira avec les bons intitulés du premier coup, sans aller-retour.

Qui assure quoi entre le bailleur et vous ?

Le bailleur assure l'immeuble et sa structure ; le locataire assure ce qu'il a mis dans les murs et ce qu'il y fait : aménagements, matériel, stock, responsabilité d'exploitation et perte d'exploitation. La ligne de partage passe par le bail et par l'état des lieux.

Répartition des postes d'assurance entre le bailleur et le locataire d'un bail commercial
PosteQui l'assure en principeCe qu'il faut vérifier
Gros œuvre, murs, toitureLe bailleurLa prime peut vous être refacturée en charges si le bail le prévoit et si elle figure à l'inventaire (L. 145-40-2).
Aménagements et embellissementsCelui qui les a financésLe poste le plus souvent orphelin : cloisons, comptoir, électricité, climatisation, enseigne. Chiffrez-le et déclarez-le.
Matériel, mobilier, informatiqueLe locataireValeur de remplacement, pas valeur comptable. Vérifiez si la garantie joue en valeur à neuf et jusqu'à quel âge du bien.
Stock et marchandisesLe locataireDéclarez le stock de pointe, pas la moyenne annuelle. Les marchandises de tiers en dépôt se déclarent à part.
Vitrine et glacesSelon le bail, souvent le locataireGarantie bris de glace, avec ses plafonds et sa franchise. À trancher avant l'ouverture, pas après.
Dommages aux voisins et aux tiersLe locataireGarantie « recours des voisins et des tiers », exigée nommément par la plupart des baux.
Perte d'exploitationLe locataireRarement imposée par le bail, toujours décisive : loyer et salaires continuent quand le rideau est baissé.
Grosses réparations de l'article 606 du code civilLe bailleurCes dépenses ne peuvent pas vous être imputées (article R. 145-35, 1°, du code de commerce), pour les baux conclus ou renouvelés depuis la publication du décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014, soit depuis le 5 novembre 2014.

Le poste le plus souvent oublié reste celui des aménagements : un local pris nu puis équipé d'une cuisine professionnelle, d'un faux plafond et d'une devanture porte un investissement qui n'apparaît ni dans la police de l'immeuble, ni dans la vôtre si vous ne l'avez pas déclaré. Reprenez vos factures de travaux, additionnez, déclarez la somme — le calcul est détaillé dans la section combien de capitaux déclarer.

L'attestation que votre bailleur attend, une fois le contrat souscrit.

Multirisque professionnelle en ligne : risques locatifs, recours des voisins et des tiers, RC exploitation. Demandez votre devis en ligne : un conseiller vous recontacte pour finaliser.

Obtenir mon devis multirisque pro

Vous signez dans 48 heures : quelle est la marche à suivre ?

Cinq gestes suffisent : relever les intitulés du bail, chiffrer vos capitaux, décrire l'activité en entier, caler la date d'effet sur la remise des clés plutôt que sur votre date d'ouverture, puis transmettre l'attestation. Vous répondez du local dès que vous en avez la jouissance, au sens de l'article 1732 du code civil.

  • Ouvrez le bail à l'article « Assurances » et recopiez les intitulés de garanties exigés : ce sont eux qui devront figurer sur l'attestation.
  • Chiffrez trois lignes : aménagements financés par vous, matériel et mobilier, stock de pointe — en valeur de remplacement.
  • Décrivez votre activité en entier, activités secondaires comprises. Une description tronquée est la première cause de refus de garantie.
  • Fixez la date d'effet au jour de la remise des clés : entre la signature et l'ouverture, le local est déjà sous votre garde.
  • Téléchargez l'attestation et transmettez-la au gestionnaire, en indiquant l'article du bail auquel elle répond.

Si l'exigence vient non d'un bailleur mais d'un donneur d'ordre ou d'un acheteur public, elle reste contractuelle et seule la liste des pièces change : le chapitre consacré aux marchés et aux grands comptes la détaille. Entre une responsabilité civile seule et une multirisque qui couvre aussi le local, comparez les périmètres sur la page RC Pro et sur la section « je signe un bail ».

Quels pièges font sauter la garantie le jour du sinistre ?

Cinq erreurs reviennent : capitaux sous-déclarés, activité décrite trop étroitement, perte d'exploitation oubliée, attestation expirée, renonciation à recours non reprise par l'assureur. Aucune ne se voit à la souscription ; toutes se paient au sinistre.

1. Les capitaux sous-déclarés

L'article L. 121-5 du code des assurances pose la règle : si la valeur de la chose assurée excède au jour du sinistre la somme garantie, l'assuré « est considéré comme restant son propre assureur pour l'excédent, et supporte, en conséquence, une part proportionnelle du dommage, sauf convention contraire ». Un contenu déclaré à la moitié de sa valeur réelle, c'est une indemnité réduite de moitié. La réserve finale compte : certains contrats dérogent expressément à cette règle proportionnelle, d'autres non — la réponse est dans vos conditions particulières.

2. L'activité mal déclarée

L'article L. 113-8 du code des assurances frappe de nullité le contrat en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle qui change l'objet du risque ou en diminue l'opinion pour l'assureur. Sans mauvaise foi, l'article L. 113-9 s'applique : découverte après sinistre, la déclaration inexacte entraîne une réduction de l'indemnité « en proportion du taux des primes payées par rapport au taux des primes qui auraient été dues ». Ouvrir un coin restauration dans une boutique déclarée en vente au détail, sans le dire, revient à assurer un autre local que le sien.

3. La perte d'exploitation oubliée

Le bail ne l'impose presque jamais, et c'est pourtant elle qui décide de la survie de l'entreprise. L'article 1722 du code civil prévoit que si la chose louée est détruite en totalité par cas fortuit, le bail est résilié de plein droit ; si elle ne l'est qu'en partie, le preneur peut demander une diminution du prix ou la résiliation. Et le texte ajoute : « Dans l'un et l'autre cas, il n'y a lieu à aucun dédommagement. » Personne ne vous doit rien pour l'activité perdue.

4. L'attestation périmée

L'attestation remise à la signature ne couvre pas l'exercice suivant, et la plupart des clauses prévoient une remise annuelle. Un contrat résilié pour non-paiement vous place dans la même situation qu'une absence totale d'assurance.

5. La renonciation à recours restée dans le bail

Si votre contrat ne reprend pas la renonciation réciproque à recours, vous avez promis au bailleur ce que votre assureur n'a pas accepté — avec, au bout, une indemnité discutée ou un recours exercé contre votre bailleur en violation du bail.

Les délais à ne pas rater : l'article L. 113-2 du code des assurances impose de déclarer le sinistre dès que vous en avez connaissance et au plus tard dans le délai prévu au contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés — ramenés à deux jours ouvrés en cas de vol. En catastrophe naturelle, l'article L. 125-2 ouvre trente jours après la publication de l'arrêté de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Déclarez dans les temps : le même article ne permet d'opposer la déchéance pour déclaration tardive que si l'assureur établit que le retard lui a causé un préjudice.

Que risquez-vous si vous signez le bail sans assurance ?

Trois risques distincts : la résiliation du bail par le jeu de la clause résolutoire, la charge intégrale d'un sinistre dont le code civil vous présume responsable, et l'arrêt de l'activité sans compensation si le local devient inexploitable.

La clause résolutoire d'abord. Presque tous les baux prévoient la résiliation de plein droit en cas de manquement du preneur, défaut d'assurance compris. Le mécanisme est encadré par l'article L. 145-41 du code de commerce : la clause ne produit effet qu'un mois après un commandement demeuré infructueux, et ce commandement doit, à peine de nullité, mentionner ce délai. Vous disposez donc d'un mois pour régulariser, pendant lequel une attestation transmise éteint la procédure. Le juge conserve la faculté de suspendre les effets de la clause en accordant des délais, dans les conditions de l'article 1343-5 du code civil et tant que la résiliation n'a pas été définitivement constatée — ne comptez pas dessus, comptez sur l'attestation.

Le sinistre ensuite. Incendie, dégât des eaux, dégradations : les articles 1732 et 1733 du code civil font jouer la présomption contre vous. Sans contrat, l'addition — reconstruction du local, dommages aux occupants voisins, remise en état de l'immeuble — se règle sur les actifs de l'entreprise.

L'arrêt de l'activité enfin. Un bail résilié de plein droit par l'effet de l'article 1722 du code civil emporte la disparition du droit au bail, c'est-à-dire de l'élément qui porte souvent la valeur du fonds de commerce. Plus discrètement, un preneur sans attestation reste en infraction contractuelle : cela pèse le jour où vous demandez une autorisation de travaux, une cession du droit au bail, une déspécialisation (articles L. 145-47 et suivants du code de commerce) ou le renouvellement.

Vos questions sur l'assurance en bail commercial

L'obligation ne vient pas de la loi mais du bail ; l'attestation est la pièce qui débloque la remise des clés ; et le défaut d'assurance ouvre la voie à la clause résolutoire en un mois.

L'assurance est-elle obligatoire pour un locataire en bail commercial ?

Aucun texte du statut des baux commerciaux (articles L. 145-1 et suivants du code de commerce) ne l'impose, à la différence du bail d'habitation où l'article 7 g) de la loi du 6 juillet 1989 crée une obligation légale. En bail commercial, l'obligation est contractuelle : elle naît de la clause d'assurance du bail. Et même sans clause, les articles 1732 et 1733 du code civil font peser sur le preneur une présomption de responsabilité pour les dégradations et pour l'incendie du local loué.

Quelles garanties la clause d'assurance d'un bail commercial exige-t-elle le plus souvent ?

Quatre exigences reviennent dans la plupart des baux : la garantie des risques locatifs (dommages causés au local par incendie, explosion, dégât des eaux), le recours des voisins et des tiers, la responsabilité civile d'exploitation, et la remise d'une attestation à la signature puis chaque année. Beaucoup de baux ajoutent une renonciation réciproque à recours, qui doit être acceptée par les deux assureurs pour produire effet au regard de l'article L. 121-12 du code des assurances.

Le bailleur peut-il me refacturer sa propre assurance de l'immeuble ?

Oui, si le bail le prévoit. La prime d'assurance de l'immeuble ne figure pas parmi les charges que l'article R. 145-35 du code de commerce interdit d'imputer au locataire, et elle doit apparaître dans l'inventaire précis et limitatif des catégories de charges exigé par l'article L. 145-40-2. Attention toutefois : cette police couvre le patrimoine du bailleur, pas vos aménagements, votre matériel, votre stock ni votre responsabilité.

Que risque un locataire commercial qui ne fournit pas son attestation d'assurance ?

Si le bail contient une clause résolutoire, le bailleur peut faire délivrer un commandement d'avoir à justifier de l'assurance. En application de l'article L. 145-41 du code de commerce, la clause ne produit effet qu'un mois après ce commandement demeuré infructueux, et le commandement doit mentionner ce délai à peine de nullité. Passé ce mois, la résiliation du bail peut être constatée en justice, le juge conservant la faculté de suspendre les effets de la clause en accordant des délais, dans les conditions de l'article 1343-5 du code civil et tant que la résiliation n'a pas été définitivement constatée.

Sami Hami — courtier en assurance, ORIAS n° 26010859
Article rédigé à partir des textes en vigueur : code de commerce (L. 145-1 et suivants, L. 145-40-1, L. 145-40-2, L. 145-41, L. 145-47, R. 145-35), code civil (606, 1722, 1731, 1732, 1733, 1343-5), code des assurances (L. 113-2, L. 113-8, L. 113-9, L. 121-5, L. 121-12, L. 125-2, L. 241-1), loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 et décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014. Informatif : cet article ne remplace ni la lecture de votre bail, ni celle de vos conditions particulières. Relu et mis à jour le .
Le bail attend votre attestation.
Demandez votre devis multirisque pro en ligne.
Obtenir mon tarif →