Calculette : quel capital de perte d'exploitation assurer.
Entrez votre chiffre d'affaires et vos charges variables, choisissez une période d'indemnisation de 12, 18 ou 24 mois : l'outil calcule votre marge brute, le capital à déclarer et ce qui resterait à votre charge si l'arrêt durait plus longtemps que prévu. Le détail du calcul est affiché ligne à ligne — vous pouvez le refaire à la main.
- On assure la marge brute — chiffre d'affaires hors taxes moins charges variables — et jamais le chiffre d'affaires : l'article L. 121-1 du code des assurances fait de l'assurance de biens un contrat d'indemnité, qui ne peut pas dépasser la perte réelle.
- Capital à déclarer = marge brute annuelle × période d'indemnisation ÷ 12. Soit 1 année de marge brute pour 12 mois, 1,5 année pour 18 mois, 2 années pour 24 mois.
- Au-delà de la période choisie, plus rien n'est indemnisé, même si l'entreprise n'a pas retrouvé son niveau d'activité. La période d'indemnisation est une limite de garantie, pas une moyenne.
- Sous-déclarer la marge brute déclenche la règle proportionnelle de capitaux : l'assuré « reste son propre assureur pour l'excédent » et supporte une part proportionnelle du dommage, sauf convention contraire (article L. 121-5).
- Les frais supplémentaires d'exploitation (local provisoire, sous-traitance d'urgence) s'ajoutent au capital : ils servent à réduire la perte, pas à la remplacer.
Quel capital de perte d'exploitation devez-vous assurer ?
Le capital de perte d'exploitation à assurer est égal à votre marge brute annuelle multipliée par la période d'indemnisation exprimée en années, augmentée des frais supplémentaires d'exploitation que vous voulez pouvoir engager. Les trois questions ci-dessous suffisent à l'obtenir : votre chiffre d'affaires, vos charges variables (ou votre taux de marge brute si vous le connaissez), et la durée pendant laquelle vous voulez être indemnisé.
Pourquoi assure-t-on la marge brute et pas le chiffre d'affaires ?
On assure la marge brute parce que l'assurance de perte d'exploitation répare une perte réelle, pas un encaissement. Pendant l'arrêt, les achats de marchandises, les matières premières et les commissions disparaissent avec l'activité : les indemniser reviendrait à vous enrichir, ce que l'article L. 121-1 du code des assurances interdit.
Le texte est court et sans ambiguïté : « L'assurance relative aux biens est un contrat d'indemnité ; l'indemnité due par l'assureur à l'assuré ne peut pas dépasser le montant de la valeur de la chose assurée au moment du sinistre » (article L. 121-1 du code des assurances). Appliqué à la perte d'exploitation, ce principe indemnitaire a une conséquence mécanique : la « chose assurée », ici, c'est ce que le sinistre vous a réellement fait perdre. Or un commerce à l'arrêt ne perd pas son chiffre d'affaires : il perd son chiffre d'affaires diminué des dépenses qu'il n'a plus à engager.
Prenons un chiffre volontairement rond et purement illustratif. Une entreprise réalise 400 000 € de chiffre d'affaires et achète pour 150 000 € de marchandises. Elle brûle dans un incendie. Pendant l'arrêt, elle ne vend plus — mais elle n'achète plus non plus. Sa perte n'est pas de 400 000 € : elle est de 250 000 €, la part du chiffre d'affaires qui servait à payer le loyer, les salaires, les assurances, les échéances d'emprunt et, à la fin, le résultat. C'est cette part que l'on appelle la marge brute d'assurance, et c'est elle, et elle seule, qui doit figurer au contrat.
Déclarer 400 000 € au lieu de 250 000 € ne vous protège pas davantage : cela revient à cotiser sur 150 000 € qui ne seront jamais indemnisés. Le code prévoit d'ailleurs le sort de cette surassurance de bonne foi : en l'absence de fraude ou de dol, le contrat reste valable mais seulement à concurrence de la valeur réelle des objets assurés, et l'assureur « n'a pas droit aux primes pour l'excédent » (article L. 121-3 du code des assurances). Autrement dit, vous payez pour une garantie qui, juridiquement, ne peut pas jouer. Le surcoût est certain, le gain est nul.
Quelles charges disparaissent avec l'activité, quelles charges restent à payer ?
Une charge est variable quand elle cesse en même temps que l'activité : marchandises revendues, matières premières, sous-traitance liée aux commandes, commissions sur ventes, frais d'expédition. Tout le reste — loyer, salaires conservés, primes d'assurance, échéances d'emprunt, abonnements, honoraires — continue de courir, local fermé, et doit donc être couvert.
Le test est simple et se pose poste par poste : « si je ferme demain matin pour un an, est-ce que cette dépense s'arrête toute seule ? » Si oui, elle est variable et se déduit du chiffre d'affaires. Si non, elle reste à votre charge pendant tout l'arrêt et fait partie de ce que la garantie doit financer.
| Poste de charge | Comportement pendant l'arrêt | Dans la marge brute assurée ? |
|---|---|---|
| Achats de marchandises revendues | S'arrête avec les ventes | Non : déduit |
| Matières premières et consommables de production | S'arrête avec la production | Non : déduit |
| Sous-traitance liée aux commandes | S'arrête avec les commandes | Non : déduit |
| Commissions sur ventes, frais d'expédition | S'arrêtent avec les ventes | Non : déduit |
| Loyer du local et charges locatives | Continue : le bail court | Oui : à couvrir |
| Primes d'assurance, abonnements, licences | Continuent | Oui : à couvrir |
| Échéances d'emprunt et de crédit-bail | Continuent | Oui : à couvrir |
| Honoraires comptables, frais bancaires | Continuent | Oui : à couvrir |
| Amortissements | Continuent : le matériel se déprécie | Oui : à couvrir |
| Salaires et charges sociales | Dépendent du personnel conservé | Selon le contrat |
| Énergie liée à la production | Baisse mais rarement à zéro | Selon la part fixe |
Deux postes méritent une attention particulière. Les salaires d'abord : certaines rédactions permettent de traiter séparément la masse salariale, ou de ne garantir qu'une partie des rémunérations au-delà d'un certain nombre de mois. Lisez la clause avant de retirer les salaires de votre marge brute : dans le doute, conservez-les, car un capital légèrement supérieur coûte une cotisation, tandis qu'un capital insuffisant coûte une indemnité amputée. L'énergie ensuite : la part liée aux machines s'arrête, l'abonnement et le chauffage hors gel continuent ; la plupart des comptes de résultat ne font pas cette distinction et il faut l'estimer.
Si vous devez, dans le même mouvement, chiffrer le matériel, le stock et les aménagements à déclarer, notre calculette des capitaux multirisque pro traite cette seconde moitié du dossier. Les deux montants figurent sur la même page de conditions particulières, et se trompent en général ensemble.
Votre multirisque pro, chiffrée sur vos vrais montants.
Capital de perte d'exploitation, période d'indemnisation, contenu et matériel : un devis calculé sur ce que vous déclarez, pas sur une moyenne de secteur.
12, 18 ou 24 mois : quelle période d'indemnisation choisir ?
La période d'indemnisation doit couvrir le temps réel de retour à la normale, et non la durée des travaux. Entre l'expertise, les autorisations d'urbanisme, la reconstruction, le réapprovisionnement et le retour de la clientèle, ce délai dépasse presque toujours douze mois pour une activité qui dépend d'un local.
La durée des travaux est la partie la plus visible du sinistre ; c'est aussi, très souvent, la plus courte. Voici les étapes qui s'additionnent réellement, chacune avec ce qui l'encadre :
Ce qui se passe avant le premier coup de pioche
La déclaration d'abord. L'assuré doit donner avis du sinistre « dès qu'il en a eu connaissance et au plus tard dans le délai fixé par le contrat », délai qui « ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés » (article L. 113-2 du code des assurances) ; ce minimum tombe à deux jours ouvrés en cas de vol. En catastrophe naturelle, le contrat est réputé contenir une clause obligeant à déclarer au plus tard trente jours après la publication de l'arrêté au Journal officiel (article L. 125-2 du code des assurances).
Vient ensuite l'expertise. Constat des dommages, chiffrage contradictoire, parfois désaccord et tierce expertise : aucun délai légal général n'encadre cette phase dans un contrat de dommages aux biens classique. C'est une durée réelle, comptée en semaines ou en mois, pendant laquelle l'activité est déjà à l'arrêt.
Ce qui se passe quand on reconstruit
Si la remise en état suppose une autorisation d'urbanisme, le compteur repart. Le délai d'instruction de droit commun est de deux mois pour une demande de permis de démolir ou de permis de construire portant sur une maison individuelle, et de trois mois dans les autres cas (article R. 423-23 du code de l'urbanisme). Le permis obtenu, le délai de recours des tiers ne court qu'à partir du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain (article R. 600-2 du code de l'urbanisme). On est encore loin du chantier.
Ce qui se passe après la réouverture
La réouverture n'est pas le retour à la normale, et c'est le point que la période d'indemnisation doit précisément absorber. Le stock doit être reconstitué, les machines remises en route et réglées, le personnel rappelé ou reformé, les fournisseurs et les référencements réactivés. Surtout, la clientèle ne revient pas le jour de la réouverture : une clientèle de proximité a pris d'autres habitudes, un client professionnel a référencé un autre fournisseur, un contrat-cadre perdu se regagne au prochain appel d'offres. La garantie perte d'exploitation a précisément pour objet d'indemniser la marge brute manquante jusqu'au retour au niveau d'activité qui aurait été le vôtre sans sinistre — mais seulement dans la limite de la période souscrite.
Un cas particulier mérite d'être connu : en catastrophe naturelle, la garantie légale ne s'étend aux pertes d'exploitation que si vous en êtes déjà couvert par ailleurs. Le texte est explicite : « En outre, si l'assuré est couvert contre les pertes d'exploitation, cette garantie est étendue aux effets des catastrophes naturelles » (article L. 125-1 du code des assurances). Sans garantie perte d'exploitation au contrat, une inondation reconnue catastrophe naturelle indemnise les murs et le matériel — pas les mois d'arrêt.
Que se passe-t-il si l'arrêt dure plus longtemps que la période assurée ?
Au-delà de la période d'indemnisation, les versements s'arrêtent net, même si l'entreprise n'a pas retrouvé son niveau d'activité. La marge brute des mois suivants reste intégralement à votre charge : la période d'indemnisation est un plafond de durée, pas une moyenne que l'on pourrait dépasser un peu.
Reprenons l'entreprise à 400 000 € de chiffre d'affaires et 150 000 € de charges variables, soit 250 000 € de marge brute annuelle — environ 20 833 € de marge brute par mois. Un incendie détruit le local ; entre expertise, permis, travaux et remontée en charge, l'activité met vingt mois à retrouver son niveau.
- Avec une période de 12 mois : 12 mois indemnisés, 8 mois à votre charge, soit environ 166 667 € de marge brute perdue et jamais remboursée.
- Avec une période de 18 mois : 18 mois indemnisés, 2 mois à votre charge, soit environ 41 667 €.
- Avec une période de 24 mois : la totalité de l'arrêt est couverte.
Le calculateur ci-dessus affiche ce montant sur vos propres chiffres : modifiez la durée d'arrêt simulée et vous verrez apparaître, en euros, la part qui resterait à financer sur votre trésorerie. C'est l'écart entre un sinistre grave et un dépôt de bilan. Sur la manière dont l'indemnité est ensuite calculée, mois par mois, notre article sur le calcul de l'indemnité de perte d'exploitation reprend le mécanisme en détail.
Passer de 12 à 24 mois double le capital assuré ; l'effet sur la cotisation, lui, se lit sur votre devis et dépend de l'assureur, de l'activité et des autres garanties — il n'existe aucune règle générale à ce sujet, et méfiez-vous de qui vous en annonce une. La bonne méthode consiste à demander le chiffrage des trois périodes et à comparer l'écart de cotisation au montant que l'outil vient de vous afficher comme « à votre charge ».
Que risque-t-on à déclarer une marge brute inférieure à la réalité ?
Déclarer une marge brute inférieure à la réalité expose à la règle proportionnelle de capitaux : selon l'article L. 121-5 du code des assurances, l'assuré « est considéré comme restant son propre assureur pour l'excédent » et « supporte, en conséquence, une part proportionnelle du dommage, sauf convention contraire ».
La mécanique est arithmétique. Marge brute réelle au jour du sinistre : 250 000 €. Marge brute déclarée au contrat : 200 000 €. Le rapport est de 200 000 ÷ 250 000 = 80 %. Une perte de marge brute de 60 000 € ne sera donc indemnisée qu'à hauteur de 48 000 €, avant application de la franchise. Et cela vaut pour tous les sinistres, y compris les petits : la réduction ne frappe pas seulement les sinistres qui dépassent le capital déclaré.
Deux précisions comptent. D'abord, la règle s'applique « sauf convention contraire » : une dérogation à la règle proportionnelle existe bel et bien dans certains contrats, mais elle doit être écrite. Si on vous l'annonce à l'oral, demandez la clause ; si elle n'est pas dans vos conditions particulières, elle n'existe pas. Ensuite, la sous-déclaration peut aussi être analysée comme une déclaration inexacte du risque : de bonne foi, l'indemnité est alors « réduite en proportion du taux des primes payées par rapport au taux des primes qui auraient été dues, si les risques avaient été complètement et exactement déclarés » (article L. 113-9 du code des assurances) ; de mauvaise foi, la réticence ou la fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat (article L. 113-8).
Le même mécanisme s'applique, mot pour mot, aux capitaux matériel et stock de votre contrat : notre article sur les capitaux à déclarer et la règle proportionnelle en donne la démonstration chiffrée, et la calculette des capitaux multirisque pro les chiffre pour vous.
Dernier réflexe, souvent oublié : les actions dérivant du contrat d'assurance se prescrivent par deux ans à compter de l'événement qui y donne naissance (article L. 114-1 du code des assurances). Un dossier de perte d'exploitation qui s'éternise doit donc être suivi de près, et les échanges conservés.
Quelles erreurs faussent le capital de perte d'exploitation déclaré ?
Six erreurs reviennent constamment : partir du chiffre d'affaires, retenir un exercice atypique, ignorer la croissance à venir, oublier les frais supplémentaires d'exploitation, ne jamais réviser le capital, et croire que la garantie joue sans dommage matériel préalable.
1. Partir du chiffre d'affaires
C'est le contresens fondateur, traité plus haut : on assure la marge brute, faute de quoi on cotise sur des charges variables qui ne seront jamais indemnisées (articles L. 121-1 et L. 121-3 du code des assurances).
2. Retenir un exercice atypique
Une année de lancement, un exercice tronqué de quelques mois, une année exceptionnelle en hausse ou en baisse : le dernier exercice clos n'est pas toujours représentatif. Le capital doit refléter l'activité prévisible des douze mois qui suivraient un sinistre, pas une photographie comptable du passé.
3. Ignorer la croissance à venir
La garantie indemnise la marge brute que vous auriez réalisée sans le sinistre. Une entreprise en croissance qui déclare la marge brute de l'exercice clos entre déjà en sous-déclaration au moment où le contrat prend effet, et l'écart se creuse chaque mois. Prévoyez la progression attendue sur la période d'indemnisation — c'est le seul cas où arrondir vers le haut est raisonnable.
4. Oublier les frais supplémentaires d'exploitation
Local provisoire, sous-traitance d'urgence, location de matériel, heures supplémentaires, redirection du courrier et des appels : ces dépenses permettent de limiter la perte, et ce sont souvent elles qui sauvent la clientèle. Leur prise en charge reste bornée par le principe indemnitaire de l'article L. 121-1 : lisez la clause, elle indique si ces frais sont plafonnés à l'économie de perte qu'ils procurent ou dotés d'un montant propre. Ne rien prévoir, c'est financer soi-même la solution de repli au pire moment.
5. Ne jamais réviser le capital
Le capital de perte d'exploitation se revoit à chaque clôture d'exercice. Une clause d'indexation suit l'inflation, pas votre croissance : elle ne remplace pas une révision quand le chiffre d'affaires ou le taux de marge bougent nettement. C'est aussi le moment de vérifier les autres montants du contrat, comme les capitaux contenu et matériel de votre multirisque professionnelle.
6. Croire que la garantie joue sans dommage matériel
La perte d'exploitation d'un contrat multirisque professionnelle n'est pas une assurance « baisse de chiffre d'affaires ». Elle se déclenche en conséquence d'un dommage matériel garanti par ailleurs au contrat — incendie, explosion, dégât des eaux, événement climatique, selon les garanties souscrites. Un ralentissement commercial, la défaillance d'un client ou une fermeture administrative sans dommage matériel relèvent d'autres mécanismes et, le plus souvent, d'aucune garantie. Vérifiez la liste des événements déclencheurs : c'est elle qui commande tout le reste.
Deux situations voisines méritent d'être vérifiées en même temps : les obligations d'assurance que votre bail vous impose — notre article sur l'assurance obligatoire en bail commercial en fait le tour — et l'attestation que votre bailleur réclame chaque année, qui mentionne les garanties souscrites mais jamais le montant de votre marge brute assurée. Personne, à part vous, ne contrôlera ce chiffre avant le sinistre.
Vos questions sur le capital de perte d'exploitation
Le capital à assurer est la marge brute annuelle multipliée par la période d'indemnisation ; la marge brute est le chiffre d'affaires hors taxes diminué des seules charges variables ; au-delà de la période choisie, plus rien n'est indemnisé.
Comment calculer le capital de perte d'exploitation à assurer ?
Calculez d'abord la marge brute annuelle : chiffre d'affaires hors taxes moins charges variables (marchandises, matières premières, sous-traitance liée aux commandes, commissions sur ventes, frais d'expédition). Multipliez ensuite cette marge brute par la période d'indemnisation exprimée en années : 1 pour 12 mois, 1,5 pour 18 mois, 2 pour 24 mois. Ajoutez enfin les frais supplémentaires d'exploitation que vous voulez pouvoir engager pendant l'arrêt.
Faut-il assurer le chiffre d'affaires ou la marge brute ?
La marge brute. L'assurance relative aux biens est un contrat d'indemnité et l'indemnité ne peut pas dépasser la valeur de la chose assurée au moment du sinistre (article L. 121-1 du code des assurances). Les charges variables disparaissant en même temps que l'activité, les assurer reviendrait à cotiser sur une somme qui ne sera jamais indemnisée : l'article L. 121-3 prive d'ailleurs l'assureur du droit aux primes pour la part qui excède la valeur réelle.
Que se passe-t-il si l'arrêt dépasse la période d'indemnisation ?
L'indemnisation cesse à la fin de la période d'indemnisation choisie, même si l'entreprise n'a pas retrouvé son niveau d'activité antérieur. Avec une marge brute annuelle de 250 000 € et une période de 12 mois, un arrêt de 20 mois laisse 8 mois de marge brute, soit environ 166 667 €, entièrement à votre charge. La période d'indemnisation est une limite de garantie, pas une moyenne.
Que risque-t-on en déclarant une marge brute trop faible ?
La règle proportionnelle de capitaux. L'article L. 121-5 du code des assurances prévoit que si la valeur de la chose assurée excède au jour du sinistre la somme garantie, l'assuré est considéré comme restant son propre assureur pour l'excédent et supporte une part proportionnelle du dommage, sauf convention contraire. Une marge brute déclarée à 80 % de sa valeur réelle réduit donc l'indemnité de 20 %, avant application de la franchise.
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